Du 12 au 19 mai 2013 Les 50 ans de la fédération à Millau dans l’Aveyron (semaine 20).

50ans FFS

Départ le vendredi soir pour une arrivée le lendement vers 10h après une escale dans le massif centrale.

Coût de la sortie par personne (hors dépenses perso) 42€

Le premier jours, après un rapide passage au congrès, nous sommes allé tenter notre chance à la grande tyrolienne. Les 4 qui l’ont souhaité ont pu passer sans difficulté.

La chance fut avec nous deux fois : il n’y avait pas beaucoup de monde et l’attente fut brève et une belle éclaircie s’est ouverte dans les nuages nous permettant de pleinement apprécier l’expérience.

Le reccord de la plus longue tyrolienne du monde sur corde avait été déjà battu deux jours plus tôt. Quelques chiffres pour se rendre compte de ce que ça représentait :

Une corde de 10,5 (comme en secours) une tension de 500kg auxquelles il faut rajouter la prise au vent  (significative sur une telle distance) et le poids de l’utilisateur. ça met en confiance pour les prochains exercices secours.
Une distance de 2100m, un dénivellé de 400m, une pointe à 130km/h, le voyage s’est fait à environ 60 au dessus du sol en moyenne avec un passage à environs 150m.
ça valait vraiment le coup de faire cette promenade.

à la suite de ça, nous sommes partie pour l’Abîme de Bramabiau. Son nom signifie probablement le Bramme du Beuf ou Taureau dans le patoie local en raison du rugissement caractéristique qui porte loin aux alentours l’annonce des crues.

Cette cavité est un symbole pour la spéléologie car elle fut la première dont la traversée fit l’objet en 18.. d’un arrêté communal sous huissier pour certifier des faits.

La rivière qui la traverse s’appel en amont le Bonheur et en aval prend le nom de Bramabiau.

Nous pensions refaire cette traversée dans le courant mais avec les pluies, le niveau de l’eau était beaucoup trop important. Nous dûmes nous rabattre sur la visite touristique. Celle ci reste très mouillée et à défaut de néoprène, un bon imper est plus que recommandé.

Bramabiau avec débit

De retour au congrès, nous avons retrouvé Patrick, Hervé qui sur place depuis le début de la semaine ont pu visiter de nombreuses cavités. Jacky, sa femme et Jean Pierre fraichement décoré de la médaille de bronze des associations pour son investissement d’une vie dans la vie associative autours de la spéléologie. La fête fut quelques peu gâché par la pluie mais très conviviale.

Ce flot d’averses inintérompues noyat le projet de bivouac sur le causse et nous poussa dans un mobilhome pour 4 alors que nous étions 9 afin d’être dispo pour le lendemain.

Le dimanche fut l’occasion de profiter des commercants réunies pour l’occasion dans un véritable marché du matos spéléo aux prix assez intéressants avant de rejoindre l’Avens de Puech Nègre recommandé par plusieurs amis la veille.

Le temps de rejoindre l’endroit, de trouver la cavité et de manger un morceaux il était 14h lorsque notre équipe de tête s’engagea dans la grotte.

Le réseau est « sec » jusqu’à moins 300m où l’on retrouve la rivière sousterraine. Nous ferrons demi tour vers moins 200 mètres après 4h de descente sans l’avoir atteind.

Il faut franchir une plusieurs puits, 80m fractionnés puis un 47mètres avec un départ plein vide avant d’aller se comprimer dans un méandre tanto très bas tanto très étroit, surtout très étroit. Si l’on y prend garde, il amène à une boite au lettre très sportive et abondamment arrosée. Un autre chemin plus haut permet de l’éviter mais nous ne l’avons découvert qu’après avoir repris le chemin de la surface.

La remontée s’est faite avec les mêmes difficultés qu’à la descente : dans une position de progression semi alongé les épaule de travers avec en plus, la gravité à combatte.

La hauteur du puit de 47 mètres obligeant à patienter son tours et la grotte étant très fréquenté ce jours ci, nous eumes le temps d’explorer la gigantesque salle qui marque le départ de la partie sur corde pour y trouver un très joli puit borgne dans lequelle se déversse une cascade de calcite. Nous avons pu tester l’efficacité de la technique de la tortue avec ou sans Bougie Amélioré Maison (les fameuses BAM tant vanté en secours). Les derniers d’entre nous se sont même fait offrir un improbable café par deux spéléologues Ardechois qui nous ont rejoins dans cette impressionnante salle.

Une fois dehors le soleil était là pour nous accompagner jusqu’au congrès.

Après une seconde nuit à l’abris, et après avoir pris nos informations auprès du site touristique de Bramabiau, nous avons retenté la traversée historique.

Nous sommes rentré par la grande entrée pour cherché à la première cascade le passage hors cru où s’est accumulé une quantité de branche amenés là par les eaux. Derrière ce long couloir nous avons retrouvé la rivière pour renoncer quelques mètres plus loins. Le niveau baissait vite, mais le débit restait trop important pour s’assurer une traversée sans problème. Nous reviendrons.

Dans le restaurant de la grotte on appris que la traversée se faisait très haut près du plafond et pas du tout dans l’eau. Notre approche à nous relevait plus du canyoning. Faire demi tour fut probablement une sage décision.

Après s’être restauré nous avons repris le chemin de l’ile de france. Nous sommes arrivée à destination un peu avant une heure du matin.

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