Exercice Spéléo-secours du COSIF à la Combe aux Prêtres

Après un bon petit déjeuner, le rdv est fixé à 8h15 aux automobiles pour se rendre à la Combe. Arrivée à la Combe, tout le monde s’affère à sortir le matériel des véhicules et à l’organiser.

Une fois fait, Fabien rassemble l’effectif et annonce l’intervention : un spéléo est tombé dans la salle……, il a une jambe cassée. 3 équipes seront constituées à la tête de chacune d’elle, un chef d’équipe :

- La première sera chargée de l’entrée et de la succession de puits. Le chef sera Christophe DEPIN

- La deuxième partie, depuis le dévers jusqu’à la main courante. Le chef sera Nathalie LOZA.

- La dernière et troisième partie, depuis la main courante et jusqu’à l’endroit où la victime se trouve. Le chef sera Bernard VIDAL.

Chaque chef d’équipe estime au vue de la topo et des difficultés ses besoins humains. 4 sauveteurs rejoindront Bernard, 4 aussi pour Nathalie et 6 pour Christophe.

Les cadres sont au nombre de 5 : Fabien, Jacques, Franck, Jean-Luc pilotés par Fabien. La victime sera « faite » par Franck. Un beau bébé de 88 kg…heureusement longiligne ! Les équipes ainsi constituées s’entretiennent avec leur chef respectif afin de définir au mieux
la marche à suivre et faire le meilleur choix sur le matériel à prendre. Tout le monde, sans précipitation s’affère comme des fourmis !

Fabien, régulièrement, veille au timing et presse un peu pour que les choses avancent au
bon horaire.

La cavité avait été équipée la veille afin de gagner du temps. L’équipe du fond, fin prête, entame sa descente avec son matériel. Puis suit la deuxième et enfin l’équipe qui conduira la victime à la surface.

Toute les équipes avaient emportées avec elles de quoi se restaurer (un sachet de nouilles aromatisées avec du jambon, oignons et poivron…un régal ! du fromage, du pain et des barres de céréales). Malheureusement, certains n’auront pas eu le temps d’y goûter !

Pour l’équipe de Bernard, il faudra faire une grande tyrolienne au niveau de la main
courante…une corde de 127 m sera nécessaire…au milieu sera placée une poulie débrayable. Il faudra aussi une corde de traction et d’assurance. Beaucoup de portages seront aussi à faire, avec des passages d’obstacles plus ou moins gros.

Pour l’équipe de Nath. Il lui faudra faire passer la victime par la chatière humide…la rivière et ensuite le dévers jusqu’à la base des puits. Pour la chatière, une corde de traction et d’assurance aidera au passage délicat…Pour le dévers une tyrolienne sera mis en place avec son lot de traction et d’assurance.

Pour l’équipe de Christophe, il faudra faire plusieurs balanciers pour amener la victime au
niveau de la faille sur la main courante et lui faire grimper ensuite le dernier puits…Tout un programme !

Le départ de l’évacuation est prévu pour 14h mais au final ce sera en réalité à 15h15 que la victime sera placée dans la civière.

Beaucoup de portages au départ avec des successions de difficultés différentes ( gros blocs, sol glissant, passage plus étroit…). Les sauveteurs s’organisent sous la direction de Bernard.

La civière arrive au niveau de la main courante. Bernard organise les sauveteurs. Plus de la moitié passera de l’autre côté de la main courante. Un certain nombre assurera la traction. Un autre sera placé à la poulie largable.

Après un certain temps, la civière est placée sur la tyrolienne. Traction ! Elle démarre doucement…Les frottements sont assez important et du fait le déplacement se fera très lentement. Les ordres seront difficiles à entendre du fait de l’écho important dû au grand volume de la salle. Petit à petit la civière avance malgré tout et arrive au niveau de la poulie largable. La poulie est larguée. La civière continue doucement. A la traction pas moins de 4 sauveteurs ! Un palan aurait été peut être plus efficace ? La civière arrive à destination
et le portage reprend sous la direction de Bernard dans un premier temps puis sous celle de Nathalie. On arrive à l’entrée de la chatière. Avant ça, nous auront eu le droit à sentir la fraicheur de l’eau…

Nathalie organise les sauveteurs pour le passage délicat de la chatière. Certains auront la tâche d’éviter à la victime de se mouiller…Ils le seront eux par contre ! Effectivement, il aura fallu à certains Bernard en tête, se mettre sous la civière afin d’éviter à la victime d’être mouillée. Du fait de l’étroitesse du lieu et du bruit de la rivière, les ordres sont difficiles à entendre. Malgré tout, l’objectif est atteint et la victime ne sera pas mouillée.

C’est maintenant le moment de parcourir la rivière. Chaque sauveteur se sera naturellement placé et aura fait passer la civière à ses camarades. Seule solution étant donné la configuration : sol accidenté, rivière et dénivellation. Certains seront bien mouillés…surtout les plus petits…mais une fois de plus l’objectif sera atteint : la victime ne sera pas mouillée !

Il faut maintenant, remonter le dévers qui est très glissant…Pour cela, une tyrolienne va aider à supporter la civière et une traction aidera à son avancée. Il faudra aussi bon nombre de sauveteurs pour l’aider à passer les diverses obstacles ( blocs glissants de grosse taille ). Avant ça, les sacs bourrés de matériel auront été remontés jusqu’à la base du premier puits.

La civière, non sans difficultés est arrivée au niveau de la base du puits. Aussitôt, Christophe ordonne à ses équipiers de se mettre en place sur les 3 balanciers. Ils seront accompagnés par leur « contrepoids ».

Un grand nombre de sauveteurs montent aussi pour se placer sur la main courante et ainsi assurer le bon passage de la civière. Tout ça aura mis un peu de temps compte tenu de la configuration des puits et certains restés en bas auront eu le temps d’avoir un peu froid…

La civière décolle enfin, puis arrive sur le premier balancier. Elle passe ensuite sur
le deuxième grâce aux équipiers de Christophe et aux cadres qui s’assurent du bon déroulement de l’opération.

Elle arrive maintenant sur le dernier balancier…le plus délicat sans doute. Il s’agit
maintenant de redresser la civière et de la mettre sur la main courante…le souci est qu’il va falloir lui faire passer une étroiture verticale…Il faudra donc la mettre sur le côté.

Tout ce sera bien passé grâce notamment à l’aide de la victime qui aura « aidée » les sauveteurs à la manœuvre par des conseils avisés et par son sang froid. ( le passage n’était vraiment pas évident et Aurélien en aura fait un peu les frais…il aura dû porter la civière sur sa nuque un petit moment…)

La victime est maintenant sur la main courante heureusement plus large mais ce n’est pas pour autant une partie de rigolade. Elle est maintenant reprise pour remonter le dernier puits. Bientôt, la victime sera à la surface…

Encore quelques difficultés…les puits ne sont pas très large ( faille ) et à 20h13 précises on entend tout les sauveteurs crier de joie. La victime est arrivée saine et sauve sur la terre ferme.

L’évacuation aura durée 5h. L’exercice en lui-même, le double, le temps de préparer les ateliers.

Les horaires prévus par Fabien auront été respectés. Au débriefing, Fabien commentera l’ensemble de l’opération et insistera sur certains points
à améliorer mais sera très satisfait du travail accompli.

Il nous annoncera le déroulement d’un gros exercice de secours en partenariat avec nos collègues de Lorraine pour l’année prochaine. A faire absolument

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