[2013-11-23&24] CR « week-end féminines » à Villers sur Saulnot

Malatière18 participants :

  1. Initiation féminine : Emma (13 ans), Sylvia, Alice, Bilyana, Aurélia,  Mélanie, Laure accompagnée de Bertrand et Serge, venus profiter des charmes d’une sortie féminine ! Pour organiser et encadrer cette joyeuse troupe, Hélène et Momo soutenus par Aurélie et Quentin
  2. Perfectionnement club : Bernard, Christophe, David, Manu et Victoria 

Mise en bouche :

Départ de Bombon à 2 véhicules (Bernard et David ). Un véhicule part du Kremlin Bicêtre Certaines des participantes patientant depuis 19h15 sur le parvis de l’église, une première voiture partira vers 20H30 de Bombon. Puis, la seconde, attendant les retardataires, une heure après. David, trafic en mode pilote, arrivera à rattraper le master, et même à le dépasser !

Au final, le master arrive en tête à Villers, sur les coups de 2h du matin ! Comme quoi les fables de Jean de La Fontaine se revisitent, même en spéléo. Sans doute, la pause repas du trafic, sur un parking de supermarché aura été plus longue que celle du master… Pause qui permettra à tous de se refroidir, prenant doucement conscience du vent froid et d’admirer la neige sur les bas-côtés!

On prend le temps de décharger le matériel, de remplir le frigo et de s’embrasser, en se présentant rapidement et aussi discrètement que possible pour ne pas gêner les chanceux dormeurs. Puis, on s’installe, dans nos quartiers pour faire une petite nuit : demain debout 7h30, dixit Momo, notre chef.

 Journée 1  : initiation / Perfectionnement :

Après une nuit de sommeil confortable, pour ceux dont les voisins de chambrée n’étaient point trop bruyants et ceux qui ont prolonger leur « grasse matinée », pendant que certains sont déjà à la préparation des petits déj et du déjeuner, tous se lèvent tranquillement et déjeunent copieusement.

De-ci de-là, les rires fusent déjà avec les blagues des uns et des autres. L’ambiance est déjà très bonne, annonçant de bonnes parties de rigolades !

Mais place aux choses sérieuses maintenant : à chacune et chacun de trouvés la sous combi et combi qui lui sciera. Puis, chacun s’appropriera un casque et un baudrier… Et l’heure tourne… dans un joyeux bazar !

 

Un petit cadrage pour permettre aux futurs initiés de rassembler leurs affaires aussi rapidement que possible, et hop, en voiture tout le monde. Bref, on arrive à partir vers 10h45. Nous nous suivons, le groupe Pourpevelle prenant la tête et « indiquant » la route au groupe qui ira à La Malatière.

La Malatière :

A peine arrivés, Momo et Aurélie partent équipés le puits d’entrée.

Deux cordes seront posées, le premier rappel nécessite un départ « fesses dans le vide » et l’enjambement d’une branche très malveillante ; l’autre départ est accessible après une main courante. Plus confortable, il dispose de petites marches. Hélène et Quentin se chargent pendant ce temps, d’équiper le groupe.

Momo fait le briefe de départ, il est déjà 11H45 ! En moins de deux tout le monde sait installer un descendeur. De premières sensations de descente en rappel pour la majorité du groupe, d’autres redécouvrent l’utilisation du descendeur. Rapidement tous se montrent à l’aise arrivant, à lâcher la corde et le descendeur ! Ah, la confiance en la clef d’arrêt, ça vous gagne !

La descente du premier éboulis se fait joyeusement et avec plus au moins d’habilité ! On commence à se balader joyeusement, jusqu’à la première corde à nœud et une petite main courante.

A la deuxième petite escalade, équipée d’une corde à nœud, nous « sacrifions » la corde de 50 mètres prévue pour la grande vire. Cette escalade glaiseuse donne du fil à retorde. Il faut proposer nos épaules ou genoux ou certains utilisent la corde posée pour ce faire une pédale.

Une pause déjeuné vers 14H, agrémentée d’une petite gorgée de thé. Hum, un délice que ces quelques gouttes de chaud dans le corps.

Rapidement, nous reprenons la route pour arriver à la petite fenêtre permettant l’entrée de la grande salle à la colonne. Un passage ou certains s’amusent plus que d’autres ! Puis, nous commençons la progression dans le méandre.

A ce stade, une petite partie du groupe, satisfaite de ce premier aperçu, préféra commencer son retour vers la surface, raccompagnée par Momo et Quentin. Le reste du groupe poursuivra la balade en rampant jusqu’à aboutir à la salle de la grande vire. Nous y déposerons le nain, dédicacé.2013-11-23 17.09.58

Nous arriverons à rejoindre les copains au puits. Le groupe bénéficiera d’un aperçu des joies de la technique du balancier. Serge, blessé à une épaule suite à une glissage au cours du retour, bénéficie de l’aide de Momo et de Quentin pour sortir. Les autres initiés arrivent à remonter avec leurs poignées/ pédale. Le décrawlage a donné l’espace d’un instant quelques sueurs à certains. Mais tous, dès la technique et la coordination acquises, ont assuré !

Bon, pour Momo et Hélène restaient à déséquiper le puits et défaire les nœuds sur les cordes, particulièrement bien serrés sur celle ayant servie à tracter ! Tout le monde est en voiture à 19H30.

Un petit détour dans la campagne environnante et à 20H30, nous voilà de retour au gîte. Direction la douche pour bon nombre et la cuisine pour les autres.

On se rappeler pour les prochaines sorties :

  •  chauffer de l’eau pour 20 personnes nécessitent plus d’une heure dans ce gite. Il ne semble servir à rien d’espérer attendre qu’elle boue !
  •  le gite ne dispose pas de passoire, ni de saladier, ni de torchons !

Pourpevelle :

On s’habile et voyant l’heure du repas approcher, on se dit qu’on mangera avant d’entrer dans le trou. Comme ça nous serons plus légers ! Merci Hélène pour la bonne salade Crozet. C’était bien copieux.

12h15, on commence à équiper l’entrée du trou. Nous ne ferons qu’une ligne vu que nous ne sommes que 5 (Victoria, Bernard, David, Manu et moi). 13h30, nous sommes au fond. De là, Bernard part devant, je le suis et on perd les autres. On gueule mais non, ils ne répondent pas. Finalement, nous n’étions pas dans la bonne direction…Encore que dans la topo, on dirait que ça « jonctionne ». Bref, on fait demi-tour et on retrouve les autres qui avaient suivi David qui se souvenait de la galerie (assez basse…bonjour le dos !). Bref, l’excursion commence.

Pour faire rapide, on aura passé la MC qui baigne, le P6 ? (équipé en fixe – on avait prévu la corde !) et on aura été au delà de la galerie des cristaux et même ailleurs mais nous n’aurons pas trouvé la cheminée pour remonter dans les parties les plus jolies. Il est 17h30, on a froid, on a pas mal tourné, bien regardé la topo, il est temps de repartir. Demain, nous avons le matériel à nettoyer et la Baume de Gonvillar à faire et puis le gîte à nettoyer.

On est en bas du P35 à 19h30. A 21h tout le monde était au camion. Une belle sortie.

Retrouvailles au gîte :

On arrive au gîte, le groupe Malatière est là. Certains finissent de se doucher. L’eau n’est plus très chaude. Tant pis, ce sera apéro et repas d’abord.

On a mal aux genoux et on sent bien nos muscles. On va bien dormir cette nuit !

Durant le repas, excellente ambiance avec pâtes au thon et au fromage pour se retaper !

Il y aura même de la mousse au chocolat maison et des crêpes fraiches au dessert ! Merci Hélène !

Le groupe initiation est ravi. On partage sur le déroulé de la journée en regardant les photos et on rigole. Excellente ambiance.

La soirée se termine pour certains assez rapidement, dans le lit, minuit est passé depuis longtemps. Pour d’autres, elle se prolonge quelques temps par un jeu de carte sympa ( le 6 à la fin, je crois ). Il est presque 2h, demain debout 8h30 pour ceux voulant aller se balader dans la baume de Gonvilar.

Journée 2 : la baume de Gonvilar

A 8h00, quelques-uns sont debout et finissent de préparer le p’tit déj. D’autres auront plus de mal à émerger. Les arrivés s’égrennent à la table du petit déj.

Vers 9H30, la mise en route du groupe nécessite d’user de la voie pour un départ aussi efficient que possible. L’heure tourne et retrouver les affaires dans le gite commence à devenir complexe ! A 10h, tout le monde est fin prêt. Commande de l’emmental local à l’auberge puis début de la promenade.

Pendant que Serge se reposera de la veille, Manu, Victoria, Bilyana et Quentin nous accompagneront jusqu’à l’entrée, histoire de faire une belle petite balade, avec un temps clément. Ils récupéreront, avanceront le ménage des chambres et nous prépareront le déjeuner. Encore merci les amis.

Pendant ce temps, après avoir bénéficié des explications spéléologiques de Bernard sur l’histoire de la Baume et de sa roche, le groupe s’engouffre dans les entrailles.

Rapidement, on arrive à la rivière. L’eau arrive déjà au dessus des bottes ! Elle est toujours aussi fraîche. On barbote en nettoyant la ferraille, les sangles, les cordes et les kits. Tout le monde s’active et en peu de temps, on nettoie les presque 300 m de cordes, ainsi que les baudriers.

On part se balader dans la rivière, Bernard en tête, les autres accompagnateurs club dispersés entre les initiations. On sécurise les passages glissants et potentiellement dangereux, du travail de pro, à tel point qu’un de nous redécouvrira la joie de nager dans la rivière ! Ah ! Qu’elle est bien fraiche !

Le groupe n’arrive pas à avancer sans a coup. Ca s’arrête, çà repart, pour s’arrêter à nouveau quelques instants plus tard. Dur de donner du rythme ! Du coup, certaines commencent à avoir froid au pied, il faut accélérer.

Tout le monde n’ira pas toucher le départ du siphon. Certaines, pourtant motivées par leurs accompagnateurs lançant d’encourageants :« allez, allez ! », feront demi-tour alors qu’elles avaient fait le plus difficile !? Le siphon n’était qu’à quelques mètres !

Bref, on rebrousse chemin, tout le monde est content mais a froid. On s’active et dès qu’on le peut, on sautille pour se réchauffer les pieds. Hélène et Emma avancent à grand pas. A 13 ans, on se refroidi vite… Mais cette Emma, une vraie anguille malgré des pieds et des mains « congelés » !

On rentrera au gîte avec des personnes étonnées et ravies d’avoir fait une pareille chose ! Bref, le « contrat » est rempli. Cette deuxième cavité a été une réussite.

Il nous faut encore nettoyer les combis, les casques, les bottes et les kits. Et bien évidement, à prendre une bonne douche pour nous réchauffer. Le temps de souffler, autour d’un repas. Puis, il faut ensuite finir de trier, ranger tout le bazar, charger les voitures et reprendre la direction de Paris pour certains, Bombon pour les autres.

Bilan : un excellent we pour tout le monde. On se dit qu’on le refera dès que possible.

Christophe et Hélène

2013-11-24 10.44.12

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