12ème Rallye Spéléo autours de la Basilique de Bruxelles les 21&22 avril 2012

La basilique de Koekelberg

 est à proximité du cœur de Bruxelles, c’est la cinquième plus grande église du monde.
Bien qu’étant avant tout un bâtiment religieux, elle accueille de nombreux évènement sans caractère religieux tel que des rencontres sportives, des expositions ou même des évènements festifs dans ses multiples salles.

La logistique,

15 personnes du Club, un utilitaire et un coffre de break plein de matériel Nous sommes partis en 2 voitures le vendredi soir pour arriver vers une heure et demie du matin à Bruxelles. L’accueil fut très chaleureux dans les locaux de la Basilique. Une buvette, une bière. Certain n’ont pas l’idée d’aller se coucher. On croise plusieurs têtes connues. On sent qu’on va bien s’amuser mais on finit par aller se coucher quand même : un bivouac rustique dans la salle d’entraînement pour un réveil matinal vers 7h, music à fond pour se motiver.

Le club de spéléologie local, le GS Redan s’entraine dans l’une des salles

en sous-sol de cet édifice. Ces salles étaient conçues pour accueillir le système de chauffage au charbon qui fut au final abandonné. Le responsable du club à depuis lors obtenue du clergé qu’il utilise l’endroit comme salle d’entrainement.
L’endroit est plein de corde, de boite en bois pour simuler toute les configurations possibles et imaginable d’une grotte. On voit sur les murs des broches par deux ou par trois… Des répartiteurs par endroit. L’endroit est idéal pour s’entrainer à l’évolution sur corde. Dans ce club, les entrainements on lieux tous les quinze jours.

On trouve sur place un collectionneur acharné de vieux livre sur la spéléologie qui revend ses nombreux trésors en double pour une misère ainsi qu’une boutique de matériel aux prix serrées.

Premier jour

Nous sommes tous inscrit pour un départ matinal. L’idée est de réaliser le programme dans la salle qui est de suite très sérieux car il sert à trier les candidats en fonction de leur compétence. On ne se rend compte qu’une fois dehors de l’intérêt d’une telle discrimination car le parcours est très technique et le spéléologue qui est habitué à évolué dans le noir pourrait être impressionné par l’altitude.
En effet, le parcours dans l’ensemble est situé entre 40 et 70 mètre en plein vide.
Donc dans cette salle donc, on découvre le « Parapluie » nommé ainsi suite à un lieu d’entrainement au Luxembourgeois où le passage d’un certain obstacle imposait cette ce type d’équipement tandis que l’obstacle protégeait de la pluie.
Il y avait de l’attente car ça commençait sur les chapeaux de roue. Quelque abandons mais après une montée, un parapluie un rappel guidé, une vir, une tyrolienne et un puis d’une trentaine de mètres on accédait aux combles de la Basilique.
Nous étions partie pour le parcours A+B qui fut éprouvant en raison de l’altitude mais aussi de l’équipement qui privilégiant la facilité de lecture et ainsi la sécurité, n’étais pas toujours très évident à parcourir. D’autant que pour pimenter un peu la promenade quelques originalité était installées, on a donc trouvé une corde qui s’arrêtait simplement en plein vide. La suite fut une longue ascension jusqu’au somment des deux tourelles qui était relié pour l’occasion par un câble d’acier permettant de passer de l’une à l’autre. C’était très impressionnant je vous laisse en juger par les photos.
Étant fatigué et ayant très faim, il nous fallut plusieurs heure pour boucler ça, nous sommes allé manger en espérant retourner sur la partie B du parcours plus tard. Le rythme de progression décourageant
Pour ajouter au piquant de la situation, le temps changeant mais jusque-là très beau s’est mué en un déluge aussi bref que violent alors que nous étions au plus haut de la promenade. Vent, grêle, pluie bien froide… le poussant à abandonner le parcours B à son premier tiers par un échappatoire en haut d’un clocher.
Arnaud et Jean-Marc qui le suivaient ayant pu faire demi-tour plus tôt.

Voir la tour descendante en panorama multidirectionnel (nécessite silverligh)

Sur la fin de la journée, nous profitâmes d’une accalmie dans la salle pour faire quelques initiations aux cordes avant l’évènement de la soirée. Le « P Nonante » !

Le « P Nonante » fut avant tout, une longue attente (environs 4h) car tout le monde voulait le faire. Hors, il n’y avait que deux cordes (une P90 et un P85). La première partait du centre mathématique de la coupole par un riquiqui trou qui 5 mètre plus bas ouvrait sur un fractio avant la vraie corde qui emmenait à côté de l’autel religieux.

L’autre option, plus confortable était un P85 non moins impressionnant mais plus simple car sans fractio et plus large. Une fois encore, la technique du passage de fractio est évidente pour n’importe quel spéléologue digne de ce nom, mais à 85mètre du sol que l’on voit trop bien… Ce n’est pas propice à la sérénité du sportif. Dans ce cas-ci on sort par une petite lucarne un tout petit peu excentrée et on descend tranquillement la main un peu crispée sur la corde qui est avalée peu à peu par le descendeur.
Celui-ci chauffe, ça se sent mais fait son travail, nous déposant ainsi délicatement sur le sol marbré de la Basilique, c’est une expérience grandiose. Au fur et à mesure de la descente, le calme des lieux devient pesant, les murs s’écartent sous l’effect de la coupole nous laissant ainsi isolé dans un vaste volume. La concentration laisse un peu de place à l’émerveillement et l’on reste un peu fébrile en quittant la pièce.
A côté de ça, on a vu des cordistes prenant un malin plaisir à le faire la tête en bas et des débutants restant au fractio plusieurs longues minutes car il s’était emmêlés les pinceaux dans les cordes. Une situation détestable car là, nulle obscurité ne cachait le danger. Tout s’est néanmoins bien passé, un collègue est intervenu et les deux sont descendus finalement sans encombre, chacun leur tour.
Aucune photo n’était autorisée par respect pour la dimension religieuse du bâtiment.

Deuxième jour

Le deuxième jour, fut moins tonique pour notre équipe qui bien fatigué de la veille avait fondu comme neige au soleil. Nous fûmes 5 à enfiler le baudrier pour n’aller guerre plus loin que le puits d’évacuation qui emmenait au rappel guidé pour l’échappatoire. Le temps de faire ça sans se presser et il était déjà 13h, l’heure de rentrer vers Paris.

Bilan

Ce fut donc un week-end extrêmement agréable et plein de bonnes surprises qui nous aura bien fait progresser techniquement. Nous aurons découvert cet imposant édifice sous un angle complètement inédit et nous aurons rencontré de très nombreux confrères spéléo avec qui échanger.Blason du club Bruxellois GS Redan
Il faudra se souvenir de la difficulté technique et de l’encombrement des cordes et gerer le week-end en conséquence.
La spéléologie en ressort également grandit car outre le coup de pub géniale pour ce club qui se fait connaître auprès des bruxellois, cet évènement aura permis de mettre en lumière les savoirs faire des spéléo.

Un énorme merci à tous les organisateurs du club GS Redan pour ce super weekend et à dans 3 ans !

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