La grotte de Gournier : Camps d’été 2012 dans le Vercors

L’approche de la Grotte de Gournier se fait à travers par le biais de la visite aménagée. Porter avec soi la tenue de spéléo donne le droit d’éviter les caisses.

Après une petite marche au pied de cette impressionnante falaise, se trouve une cavité remplie d’un superbe lac qui s’étale sur plusieurs dizaine de mètres. Au fond de celui ci on distinguait dans la pénombre un bateau déjà en place indiquant clairement l’endroit à atteindre. Après avoir gonflé notre  fragile esquif et enfilé nos belles tenues, nous partîmes vers le fond en deux ou trois équipes.

Nous ne nous rendions pas compte qu’enfiler la néoprène si tôt était très prématuré. La suite nous l’apprit.

Un peu avant le fond du lac, la falaise se laisse facilement escalader grâce à quelques barreau solidement fiché dans la roche. Une traverse à équiper et le boyau énorme de Gournier s’ouvrait à nous.

Celui ci est un gigantesque couloir rempli d’éboulis et de concrétions. Certaines très impressionnantes. Apparemment il se rempli lors des fortes plus et vide ainsi une partie du trop plein d’eau qui s’accumule dans le gigantesque réseau souterrain interconnecté des grottes des alentours (notamment laGrotte de la Luire).

La progression n’est pas évidente du fait de l’irrégularité du terrain et surtout des néoprènes. La surchauffe nous a tous atteint à des degrés divers rendant la marche assez pénible.

Après avoir cru reconnaitre l’endroit où il est possible de descendre dans le réseau actif (comprendre la rivière souterraine) nous avons perdu une grosse demi heure à chercher la petite étroiture. Ce ne fut pas complétement en vain puisque cela nous permit au moins de trouver et donc de sortir les restes d’un pique-nique d’indélicats visiteurs.

On entendait alors le grondement de l’eau, mais ne trouvant pas l’entrée nous nous sommes remis en route. Pour finalement croiser un guide entourée de toute une troupe de jeunes s’initiant à la spéléo à la lueur de l’acétylène.

Le guide nous a indiqué l’accès situé encore 30 minute plus loin et nous mis en garde contre le risque d’hydrocution : le seul accident mortel ayant eu lieu dans cette grotte ayant été le fait d’un Anglais qui luiaussi avait mis sa néoprène trop tôt.

A l’endroit indiqué, nous avons trouvé le passage, là le grondement était beaucoup plus impressionnant. Une petite pause pour se restaurer et se rafraichir un peu en vue de la suite et nous pataugions dans le réseau actif.

Celui ci est très haut de plafond et très étroit. La quantité d’eau au cœur de l’été n’était pas très importante au regard des niveau habituels. Ce qui rendait la progression aisée. Malgré que nous ayons été dans un couloir on a réussi à doublé Hervé sans s’en rendre compte ce qui a donné lieu à quelques recherche avant de repartir tous ensembles.

Nous sommes remonté jusqu’à la cuvette équipée d’échelons avant de refaire le chemin inverse.

Efficacement rafraichis par la rivière, le retour s’est passé très facilement. Certain ne se sont pas encombré de bateau pour retraverser le lac à la nage. On a pas mesuré la température, mais l’eau était fraiche.

Une superbe sortie de 5 ou 6 heures.

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