3 novembre 2012 : La Grotte du Crotot

Comme à l’accoutumée, nous sommes partis le vendredi soir pour arriver au gïte de la Forge d’Isidor dans la nuit dans le village de Villers sur Saulnot.

Cette année contact et rendez vous furent pris avec M. Roland BRUN du groupe des Spéléo Babouins du Doubs , l’inventeur, avec son  frère, de la grotte du Crotot pour visiter sa découverte.

C’est ainsi que nous le retrouvâmes à la sortie de la ville de Romain pour se faire ouvrir la grotte et guider dans la galerie.

Les pluies de la nuit ayant mis le ruisseau de surface en crue, il fallut commencer par détourner l’eau de l’entrée afin de limiter l’arrosage dans cet étroit passage.

Les premiers mètres de ce boyeau sont assez peu confortables. Un fil électrique, vestige d’une installation téléphonique de secours nous désigne le chemin en désescalade jusqu’au réseau actif.

De là, la promenade devient très confortable. Les pieds dans l’eau, on descend la rivière dans son lit au milieu d’une forêt de concrétions variées. La grotte en offre une quantité incroyable. A chaque détour ce sont des draperies, des stalagmites, des stalactites, des colonnes, des excentriques qui apparaissent toutes plus impressionnants les uns que les autres. Tantôt d’un blanc laiteux, tantôt bruns. Immaculés ou couvert de boue, certaines même taguées de bleu ou de rouge !! Inutile de s’étendre sur la stupidité affligeante de de ces vandales qui salirent le travail millénaire du goûte à goûte.

C’est ce triste épisode qui amena les découvreurs de la cavité à la fermer pour mieux la préserver. Et tout au long de ta grotte on trouve des brosses laissées là entre deux séances de nettoyage.

Les feuilles mortes trouvées  par endroit révèle que l’eau monte parfois assez haut. Ce jour là, elle est restée au niveau des genoux pour aller par endroit jusqu’à la taille. En revanche la crue l’avait rendu terreuse ; on ne voyait pas où l’on mettait les pieds.

3 fois il fallut quitter le lit de la rivière pour contourner un passage siphonnant ce qui nous amena à traverser un beau champ de gadoue bien grasse et bien collante.

Au terme d’un peu plus de deux heures de progression, nous atteignîmes une salle très vaste, pleine d’éboulis qui marquent la fin de la partie explorable. Le reste du réseau est immergé et reste dans l’ensemble inconnu bien que l’on connaisse les résurgence (là où l’eau ressort) grâce aux colorations.

Le temps de faire une photo de groupe et nous nous remîmes en chemin vers l’unique accès. Comme dans de nombreuses grottes, le spectacle du retour est différent de l’aller et on a pas l’impression de revoir la même chose. C’est particulièrement vrai ici.

Nous sommes sorti au bout d’environ 4 heures. Aucune corde n’aura été posée.

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