Compte rendu de la Beaume de Gonvillard : le 4 novembre 2012

Départ à depuis le gite à pied

La beaume de Gonvillard aussi appelée   « beaume du Dragon », débute par un boyau relativemenconfortable qui nécessite néanmoins de progresser à

4 pattes.

 

Bien qu’à sec, celui ci est très peu concrétionné et a été creusé sous pression. Les parois ont gardé cet aspect à la fois martelée et érodée avec peu d’aspérité, rendant la progression relativement glissante. Il abrite en cette saison quelques chauves-souris qui se cachent dans les recoins de la grotte pour leur hibernation.

Le bourdonnement de la rivière ne tarde pas à se faire entendre au fur et à mesure que l’on descend vers le réseau actif.

Comme la veille, le niveau de l’eau trouvé était important ; montant cette fois bien plus haut que les genoux. Certains parmi nous ont même du nager sans avoir pied !

L’endroit où l’on rejoint l’eau est spacieux et généralement parfait pour nettoyer les cordes de la veille. Il est clairsemé de rochers qui font office de lavoir naturel au milieu du courant de la rivière. Ce jour là, aucun n’émergeait. Cela ne nous a pas gêné la sortie de la veille n’avait rien sali.

Nous avons suivi la rivière jusqu’à la première cascade qui part au fond d’un couloir sur la gauche qui à cause du débit faisait bien plus de bruit que d’habitude. La seconde petite chute derrière laquelle on n’a jamais pied fut l’occasion pour les plus réchauffé d’entre nous de faire une première vraie baignade. Les deux stalactites qui indiquent l’arrivée au siphon terminal virent tout le monde tenter quelques brasses dans cette eau qui ne devait guère faire plus d’une douzaine de degré.

Le temps d’essayer vainement de faire une photo au fond et nous sommes repartis. Les plus à l’aise dans les étroitures avaient là un peu de mal à remonter le courant mais avec l’aide des autres tout le monde a pu regagner le sec, puis la surface. Les deux seules difficultés consistaient à gérer le froid et de ne pas se tromper de boyau car certain finissent en cul de sac. L’un de nos débutants nous a fait le plaisir de s’acharner à y trouver la sortie. On lui a suggéré de chercher ailleurs car on finissait par avoir un peu froid.

Sur le chemin du retour nous nous sommes arrêté à la fontaine communal pour se frictionner et laver les combi. Nous sommes donc arrivés trempés mais propre au gite pour préparer le retour en région parisienne.

Une autre sortie sans corde. 3 heures environs de promenade. Rien d’autre à signaler. La grotte est très largement documentée à travers la Toile notamment ce site qui revient sur sa description et son histoire.

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